Clément Bouvard Ferréol Bouvard Julien Rochedy

Épisode 116 | Julien

On a mis un moment avant de trouver une date qui fonctionnait. J’ai mis un moment à trouver un bar qui voulait bien accueillir une personnalité du Front National. J’ai passé de longues heures aussi à essayer de comprendre quelques détails techniques (je sais à peine taper sur un clavier) pour pouvoir livrer une jolie vidéo sur le plan esthétique. J’ai passé des heures aussi, à regarder, lire, étudier toute petite chose qui pouvait concerner le Front National. Tout n’est pas parfait. C’est très difficile de travailler dorénavant sans équipe derrière mais c’est d’autant plus excitant et plein de libertés.

Certains diront : « Pourquoi un mec du Front national ? ». La réponse est simple : pour cette suite en vidéo maintenant des « Café Ferréol » aucune personnalité ne voulait se lancer sans avoir vu un numéro. Julien Rochedy a été le moins frileux de toutes (et nombreuses) personnalités contactées. On a tourné hier, j’ai travaillé d’arrache pied avec une aide bien précieuse toute la nuit. Tout n’est pas parfait mais je vous laisse apprécier et remercie toutes les personnes qui m’ont encouragé pour ne rien lâcher dans la suite de ce qui se faisait à la radio !

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Épisode 115 | La peste

Un jour de février 2009 je m’achetai un goûter au Monoprix du coin. Ça me faisait sourire de choisir des gâteaux de Michel & Augustin que j’avais interviewé quelques semaines plus tôt. Je trouve ces biscuits un peu sec et ne valant pas leur pesant en beurre mais Michel avait été très sympathique et sa petite opération marketing de m’envoyer des gâteaux à la rédaction avait finalement bien fonctionnée.

En déambulant dans les allés du supermarché, je reçus un appel assez peu attendu d’un attaché de presse tout aussi peu agréable. À ce moment-là, je me préparai à interviewer deux heures plus tard, en direct, la plus droitière de l’échiquier politique français, Marine le Pen, et n’était donc pas plus rassuré qu’une guêpe dans un verre d’eau. L’attachée de presse de l’Agaçante me dit alors que c’était bon, qu’elle était décidée à m’accorder cette interview. Cependant, j’avais une demie heure pour me rendre au studio. J’acceptai.

Je dois avouer que j’avais beaucoup titillé l’équipe de l’Agaçante et qu’ils avaient finalement cédé. À tort, peut-être. On a pour la première fois enregistré une interview, dans le conditions du direct, fort heureusement. Cet énième numéro du Café Ferréol s’est vite transformé en catastrophe. Pour vous dire ce qui importe, elle a crié car on avait trois minutes de retard, que mes questions ne lui plaisaient pas, qu’il fallait retirer la dernière question au montage, que l’on était pas la radio de ses espérances et enfin qu’elle n’avait pas d’ « équipe de com’ » même si, bien que candide, j’avais souvenir de ma communication avec son attaché de presse alors que Michel et Augustin me faisaient de l’œil. Face à l’Agaçante, j’ai vite revêtit ses habits et je dois avouer ne pas avoir fait preuve de la plus grande délicatesse possible. C’était sûrement une erreur. J’ai mis fin à l’interview en saluant poliment l’Agaçante, aujourd’hui ministre. Il ne restait que ça, la politesse plus que la délicatesse.

J’ai alors découvert, Candide était de retour, les joies d’une interview ratée, d’un « clash » comme l’on dit et des conséquences pas très agréables des directeurs de radio, des attachés de presses et fameuses « équipes de com’ » qui appellent pour des demandes diverses et variées : des explications, une non-diffusion, une tête… C’était tout un petit monde que je découvrais alors. Je croyais avoir fait mes armes en interviewant une bonne partie des échiquiers politiques, médiatiques et culturels, de Laurent Fabius à Jean-Marie le Pen en passant par Valérie Pécresse, Alessandra Sublet ou la non moins ravissante Geneviève de Fontenay… Des armes en bois, donc. Candide, je continuai d’être. J’avais alors écrit sur ce qui était mon blog de l’époque pour raconter tous ces petits tracas pas toujours trépidants au milieu d’histoires que j’ai parfois toujours honte de relire.

Ce n’aurait pu être qu’une simple histoire de supermarché, de petits gâteaux ronds et bons et d’une interview ratée. Ce fut étonnement plus que ça car on avait demandé « ma tête ». Je souriais alors de la même manière que dans les allés du supermarché. Ma tête ne pouvait pas vraiment se réclamer car elle ne valait vraiment pas grand chose : j’avais seulement seize printemps, j’étais bénévole dans une radio locale et j’avais eu la prétention d’interviewer des personnalités d’assez grande envergure pour me faire titiller à mon tour.

Tout ça pour quoi ? Pour vivre toutes ces minutes qui précède un générique et un direct et qui ont été les minutes parmi les plus stimulantes de mes vingt et un printemps. En cinq ans je crois avoir forgé quelques armes, aussi fragiles soient-elles, en classe préparatoire et aujourd’hui en école de commerce.

Ces quelques lignes existent car je me rappelle avoir couru au studio de BFMTV après y avoir vu l’Agaçante dans mon poste. À celle qui ne voulait pas m’adresser la parole au téléphone, je voulais aller parler, calmement. Elle est grimpée dans son taxi. Je me rappelle avoir pris la direction inverse pour aller travailler, dans l’espoir un jour de revivre cette minute qui précède le direct.

Dans quelques jours je vais revivre ces quelques secondes qui précèdent un enregistrement et j’espère que cela vous plaira !

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Épisode 114 | Victoire

Une petite technique pour rire dans le métro.

Le passe-temps favori de Victoire a lieu dans le transilien Paris-Versailles Versailles-Paris mais est beaucoup plus cocasse dans le sens Versailles-Paris : les Versaillais sont toujours plus énervés de quitter leur province dorée. La technique est simple : greffez vous comme le font tous les jeunes gens de l’âge de Victoire, c’est-à-dire quelques vingt-quatre printemps ou visiblement moins, et tout en feignant d’écouter votre variété préférée, coupez le son. Vous laisserez ainsi place au déblatérage généralisé fait de complaintes plus ou moins grande de personnes désabusées de leurs petites vies. Pour Victoire, l’activité se révéle peut-être dix fois plus délirantes qu’une bonne télé-réalité, s’il en existe.

Mais avec le temps, Victoire a appris à saisir les bonnes proies sur le quai Versailles Rive-droite. Ce couple désabusé face à l’attitude de leur enfant de vingt ans qui se comporte comme un garçon de son âge dont le père porte toujours un trench beige au col à carreaux et la mère montée sur trois centimètres de talons à boucle, cette ado désabusée qui quitte Versailles pour aller vivre sa première nuit parisienne habillée telle une Londonienne trois heures après minuit qui a perdu un morceau de sa jupe, une mère de famille sortie d’un catalogue Cyrillus qui préférant son téléphone au dernier Valeurs actuelles va passer son temps à téléphoner à sa sœur coincée en Bretagne à cause d’un dégât des eaux et d’un mari impuissant ou encore le jeune Amaury au pull porté sur les épaules qui est ici multiplié en quatre exemplaires, avec en option, la Gauloise dans la bouche.

Si seulement Victoire avait conscience qu’elle, aussi, est versaillaise.

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Drôle, belle, déterminée, entourée, autoritaire & aimée

Mademoiselle C

Drôle. Si vous souhaitez vous faire plaisir avec une bonne dose d’humour offerte par le monde de la mode, vous adorerez Mademoiselle C. On retrouve parfois, chez les protagonistes, l’esprit que Loic Prigent a offert à la dernière Fashion Week sur Twitter. Karl Lagerfeld poussette en main, un(e) assistant(e) qui offre une leçon de rasage intime, les répliques des créateurs, l’accent français à peine travaillé, les réactions des modèles… Au grand malheur de la salle, j’ai passé mon temps à rire, de tout.

Belle. La dame Roitfeld est belle et tout le monde passe son temps à lui répéter. On ose même la traiter de Benjamin Button du fait de son rajeunissement en cours qui est sûrement plus bottoxé que naturel. Elle est filmée sous toutes les coutures et elle le rend très bien à la caméra (dès le début du film elle enseigne d’ailleurs à un wannabe le besoin de dire « I love the camera »)

Déterminée. Le film s’apparente plus à un film sur les deux années passées de Roitfeld qu’un film sur sa vie. On découvre la détermination d’une femme qui veut monter son journal et derrière cela de nombreux secrets de fabrication que j’ai trouvé intéressants. On cite dans le film toutes les réussites de Carine Roitfeld, réussites célébrées par tous les intervenants. Le temps est venu pour moi de célébrer La petite veste noire, magnifique ouvrage, dont elle auteure aux cotés de Karl Lagerfeld. On s’étonne cependant de certains silences…

Entourée. En plus d’être devenue grand-mère (ce qui est un peu le psychodrame du film) Carine Roitfeld est devenue épouse et mère avant cela et est donc entourée. Sa petite famille est célébrée dans le film et elle réussit à nous convaincre de sa détermination quand elle explique la longévité de son mariage ou l’amour pour ses enfants. Mais elle est aussi entourée de gens plus ou mois intéressés par sa personne, et on saisit assez bien la difficulté de ses métiers (elle dit en avoir plusieurs).

Autoritaire. On note souvent ce trait de caractère dans ce que nous livre le réalisateur. Vous ne verrez pas – ou très peu – Carine Roitfeld s’expliquer sur son départ du Vogue Paris, parler de ses difficultés personnelles, montrer l’ombre d’une blessure…

Aimée. Le regard du réalisateur est intéressant et plein d’humour. De nombreux détails sont laissés à l’attention du spectateur. Etant tout fier d’avoir découvert certains détails je me persuade que je ne suis pas passé à côté des autres. Le réalisateur lui n’est pas passé à côté de son sujet. Je crois qu’il aime tant ce personnage qu’est Carine Roitfeld qu’il réussit à la célébrer en 100 minutes. C’est une admiration filmée qui m’énerve habituellement. Ici, j’ai l’ai appréciée car elle se traduit dans un film  filmé et mis en musique parfaitement!

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Rire

Episode 113 | Tout pour plaire

Je me rappelle ce joli jour du mois de juin, où je laissais derrière moi quelques souvenirs marquants. Je me rappelle m’être dirigé vers les Tuileries en compagnie de deux très bons amis. Un arrêt sur le pont, une glace et du vent. Il fait presque trop froid pour manger une glace mais donnez moi Paris, un pont, une glace et du vent, je prends. Appuyé sur la barrière, souffle au cœur et mèche blonde et rousse à la fois volant au vent il me prend la soudaine envie de jeter mon petit carnet rouge, celui qui m’accompagne toujours, sur lequel j’ai noté des choses dont je ne me rappellerais pas sans (les limites de ma mémoire) et qui est un peu comme un second cerveau (les limites de ma maladresse). Ce petit carnet rouge que je trimballe depuis si longtemps, qui rythme mes rencontres, mes coups de cœur, qui bat, doucement, coincé sous un manteau ou un pull, il se fait discret mais il est toujours là. Cependant, l’espace d’un instant je rêve de voir les pages de ce carnet s’envoler même si je sais que c’est une petite folie et qu’elle est loin d’être réfléchie. Puis l’été est réellement arrivé, le vent s’est calmé, mais seulement après avoir amené son lot de surprises. J’ai l’habitude de considérer toutes les surprises comme de bonnes surprises, par principe. Alors quelle fut-elle lorsque je me suis rendu compte que j’avais laissé, par mégarde le petit carnet rouge dans une poubelle verte sur le pont du carrousel du Louvre. Ici je m’arrête pour vous dire que j’ai l’habitude de vous servir des articles un peu brouillons mais sachez relevez ici la qualité Premium de mon brouillon du jour. Au sortir d’un été (et bientôt automne, pardon) assez passionnant et pas toujours reposant j’ai deux trois choses à vous dire, souvent surtout dans le désordre, mais j’essaye de faire au mieux. Reprenant un carnet en main, j’ai dressé la liste de ces choses qui ont marqué ces derniers mois et qui marqueront les prochains, à la fois combine du plaisir et marques de mes espoirs. · J’ai passé une soirée de rêve sur l’île Saint Louis avec Antoine (rien de sexuel, que de la gastronomie et de franches paroles) · J’ai usé le dance-floor et updaté mon sex-appeal sur un podium jusqu’à l’aube · Je suis allé dire au revoir à Christine L. à l’Assemblée nationale. · Je suis allé dire bonjour à Laurence F. au 20h · Je me suis planté en Vélib. · Je me suis planté en Vélo. · J’ai arrêté le vélo. · J’ai espéré qu’il neige. · J’ai attendu le soleil. · J’ai mis des bonnets, des capuches et même un ciré jaune (je suis assez fan) · J’ai redécouvert mon pote Alexis autour d’une bière parisienne · J’ai rencontré Beyoncé. Enfin ses fesses, mais Beyoncé quoi. Longue histoire. · J’ai hurlé de rire en terrasse au Razowski. · J’ai hurlé de rire sur la Plaza Mayor de Madrid · J’ai laissé la marque de mes fesses sur une des chaises de la plaza Mayor de Salamanque. · Le rire ou la trace des fesses, je ne sais pas ce qu’il y de plus glamour à laisser sur une plaza Mayor. · J’ai hurlé de rire à Chueca · J’ai assisté à une représentation de Single Ladies, j’ai HURLE DE RIRE. · J’ai joué au nationaliste de base à Chueca. · J’ai voulu appeler ma pote Marine L.P. depuis Madrid · Elle ne mérite peut-être pas le surcout tarifaire, front international non ? · J’ai hurlé de rire dans une clarinette empruntée à un Polonais. · Ça faisait déjà un peu moins nationaliste · J’AI HURLE DE RIRE · J’ai craché dans sa clarinette quoi. · J’ai voulu prendre le soleil à Cannes, il pleuvait. · J’ai voulu me baigner quand même, il pleuvait comme jamais. · Je me suis baigné dans un spa à Cannes, deuxième rencontre avec les fesses de Béyoncé qui avait déjà du passer par ce lieu un peu snob. Princesse. · J’ai souri. Souri. Souri. · J’ai perdu mon carnet rouge. · J’ai rien regretté quand on a refusé d’aller me le chercher. · J’ai craqué un caleçon. · J’ai craqué un pantalon. · J’ai fait brûler un pull. · Je fais attention à mes fringues. · On m’a fait lire « Life is short, break the rules, forgive quicly, kiss slowly, love truly, laugh uncontrollably and never regret anything that made you smile » · J’ai regardé ma famille. · J’ai aimé ma famille. · J’ai regardé mes amis · J’ai aimé mes amis. · Je me suis fait arrêter dans la rue pour ces blogs qui font des portraits de gens croisés dans la rue, j’ai ri (bon, et j’étais pas peu fier). · J’ai couru jusqu’à la gare de Cannes (ou presque) pour une princesse (pas Beyoncé). · J’ai fait de « Yes sir » de Baccara l’hymne de la nation ferréole · J’ai usé de mon sale caractère. · J’ai appris à dire « Claro que si » et enfin découvert que l’on ne dit pas Gracias Mucho mais Muchas Gracias. · J’ai lu dix bouquins. Et toc ! · « Petite fille qui ne veut pas grandir » de Teki Latex a remplacé « Yes sir » · J’ai été optimiste Quelqu’un présent à l’université d’été du MEDEF m’a raconté : «C’est parfois intéressant, on a eu une conférence aujourd’hui, de je ne sais plus quel intervenant, il racontait que les Français constituaient le peuple le plus pessimiste du monde, et pour preuve : aux Etats-Unis, à la rentrée de septembre c’est un mélange de barbecue, ballons et cotillons qui met en forme la kermesse de rentrée, alors que nous en France, on fête toujours la fin de l’année». Il m’a fallu le temps de percuter l’exemple et il est assez frais je trouve. Autant que ma naïveté, ok. · J’ai été naïf donc (dans le bon sens) : j’ai levé les yeux comme un enfant, j’ai regardé autour, j’ai apprécié. · J’ai marqué au fer rouge ma présence en Andalousie et sur le territoire espagnol. J’ai chialé, en espagnol. · L’Espagne m’a marqué au fer rouge. (Mes gênes roux) · J’ai rencontré la Miranda Priestly des ressources humaines françaises. (Mes gênes de soumis) · Je me suis pris des poteaux dans la rue (Mes gênes de Bridget Jones) · J’ai été élu Mister Sourire (le gêne (unique) du ravi de la crèche) · J’ai fait de nuit les jardins du château de Versailles. · J’ai apprécié le vent qui a soulevé bien des choses (rooh) · J’ai cru voir une famille versaillaise en plein Marais. · En réalité, j’ai croisé Arnaud M. et sa marmaille en plein marais · J’ai fait un photomaton en mode KikouLol · J’ai chanté sous la pluie · J’ai éteint ma télé · J’ai nié toute partie de Cyrillus en moi. · Je me suis fait déménager par Mathilde et Emmanuelle, c’est un truc de femmes les déménagements non ? · J’ai été américanisé par Emmanuelle dans une province versaillaise. · Mon cœur a joué à la patate chaude. · J’ai appris par cœur « Tu seras un homme mon fils » · J’ai obtenu un SA11 : J’avais prévu un article sur le sex-appeal, enfin, mon sex-appeal noté sur une échelle de zéro à dix. Puis, en écrivant l’article il se trouve que je me suis vite demandé si je n’allais pas être référencé blog de confidences érotiques en deux tweets. (Référencé, comme si le blog l’était). Sans prétention aucune, donc, mon sex-appeal est surement trop parfait pour qu’on puisse parler de lui (ou l’inverse, diront certains). Après avoir usé quelques podiums mes pieds se sont dernièrement calmés. Ma mèche blonde aussi est tombée. Je croyais alors avoir perdu cette fameuse note : onze sur dix attribuée par une amie aussi objective qu’une agence de notation. Du haut de mon SA11 je me bats donc pour le conserver. Si j’avais vraiment voulu vous parler de mon sex-appeal, j’aurais abordé la question de la note du sex-appeal, des manières de l’augmenter, des points en plus, des points en moins… · On m’a chanté "Le sex-appeal de Ferreol B. me…" Classe. · J’ai pleuré (de rire parfois) · Je me suis dandiné, j’ai rocké, salsé, tangoté, chachaté. · J’ai été jaloux. · J’ai travaillé · Je me suis marré au moins vingt minutes (au bas mot) devant mon gâteau d’anniversaire et les bougies magiques. Enfant ! · J’ai détesté les tweets de Cécile D. · J’ai laissé la lumière allumée en pensant à elle. · J’ai acheté un diadem (en pensée) · J’ai chanté à la messe. · J’ai offert la montre de l’espoir (verte) · J’ai acheté pour la première fois une marinière pour un cadeau · J’ai noté un proverbe malien « Le retard n’empêche pas la chance » · Je rigole quand je veux, sans compromis. · J’ai fait faux-bond au qu’en dira-t-on avec un costume bleu ciel, des bretelles, un nœud papillon, des bottines, des pieds nus dans le métro, une course en short sous la pluie · Je me suis étalé sous la pluie sur la chaussée devant l’Assemblée nationale, en plein milieu de la route, en petit short rose. D’un banal ! · J’ai couru nu dans la rue (on peut faire mieux que le short rose mouillé sur la chaussée) · J’ai fredonné « Au nom des frustrées » · J’ai détesté Singapour. · J’ai reçu des mails méchants, j’ai essayé d’être aussi méchant (…) · J’ai conjugué le verbe Mojitar. · J’ai fait deux trois caprices. · J’ai chialé ma race devant The Tree of Life, la palme 2011 · Je suis tombé plusieurs fois cet été : du podium notamment, et aux Tuileries aussi. · J’ai obtenu le titre de tarte du siècle par des exploits technologiques divers : mauvais SMS envoyés, DM fail, téléphone brisé… · J’ai recopié un article de Elizabeth B. « Le meilleur de nous-mêmes » · J’ai ri toute une soirée d’une manière impromptue. · J’ai porté la moustache · J’ai utilisé un sèche-cheveux de playmobil. · J’ai cru que Paris n’était pas la plus belle ville du monde · Je sais pourquoi Paris est la plus belle ville du monde. · J’ai usé le disque de Shy’m. · J’ai raté des rendez-vous · J’ai rencontré un voisin de wagon SNCF. Phil. On a pas idée de s’appeler Philippe à 20 ans. C’est fou comme on peut être badant à 20 ans. Une petite tête de yoss (vous disais-je) (sûrement bien rempli) mais la fin de mes espérances quant à mon placement toujours mal géré par la SNCF. J’ai passé plus de temps aux toilettes pour éviter la conversation avec cet âne. · J’ai écrit un guide du bon Versaillais, Philippe si tu me lis. · J’ai rêvé de météo : Ceci expliquant cela, sex-appeal explique météo. Peut-être une explication à ma dernière, et non moindre, ambition. « Raccord maquillage. L’équipe a l’air tendu. Personne ne bouge. Les yeux rivés sur mes pauvres jambes qu’on tente de maquiller, il faut dire que je me suis entêté pour porter ce foutu short que je regrette déjà. J’ai envie de courir, loin. Top Antenne  : « Le Grand Journal évolue, et cette année la météo s’accorde au masculin » là mon moi intérieur chiale sa mère tandis que le moi extérieur fait croire que tout roule. Pour me rassurer je souris à cette coiffeuse à bombe à laque. Elle me fait comprendre que je suis un pauvre type et que je vais me planter. Alors, deux portes énormes coulissent, vingt-trois projecteurs chauffent ma bouille (il faut descendre dix marches. Je chiale d’avance. Devant un public déçu de ne plus voir deux seins se battre avec des micros cravates, je descends les foutus marches. Je m’étale. Je me réveille. »Vous devez savoir qu’au delà d’ambitions si peu cachées pour atteindre un rêve d’enfant je rêve chaque jour un peu plus du coup de fil de Denisot pour me dire «Eh, Féfé on cherche un Mister Météo». Puis la météo, c’est un métier d’avenir : il faudra toujours se soucier du temps, c’est important de savoir s’il va pleuver non? (Voyez…). · J’ai acheté des bottines trop petites que je me suis entêté à porter, faisant moins le fier quand il a fallu traverser Paris à côté d’un non-GPS vivant équipé d’un GPS · J’ai créé un pèlerinage sur la Plaza Mayor. · J’ai confirmé mes rêves enfantins : les sacrifices de l’été me l’ont montré · «Tout pour plaire» est un peu mon nouveau credo. · J’ai trimbalé mes fesses dans de nombreuses papeteries pour trouver le même carnet rouge que, de nouveau, je porte sur moi à chaque fois que je me ballade · J’ai colorisé mon armoire · J’ai recoiffé ma mèche. · Je me suis pris des réflexions sur ma mèche · On a osé me surnommer "la mèche" · J’ai été forcé à me recoiffer avant une réunion · J’ai remis ma mèche déjà coiffée. · J’ai usé de la laque sous l’emprise d’un tyran. · J’ai rasé mes cheveux. · Je me suis pointé au bureau avec la gueule de Jean-Baptiste M. · J’ai fait de la glace caramel beurre salé un aliment de base. · J’ai dormi à la messe. · J’ai écouté à la messe. · Je suis resté bloqué dans l’ascenseur d’une grosse boite. · J’ai reçu un mail de ministre (et Toc !) · J’ai couru aux Tuileries · J’ai mangé des glaces aux Tuileries. · J’ai ri aux Tuileries. · J’ai obtenu une maitrise en dessin sur le corps (rien de sexuel, je vous rassure) · J’ai confirmé des cheveux roux. · J’ai confirmé des cheveux blonds. · Je crois qu’ils sont châtains en vrai. · J’oublie le reste des tuileries · J’ai reçu des photos de gens devant des miroirs, funky. · J’ai rêvé comme un enfant · J’ai regardé les gens qui m’entourent · J’ai rêvé apprendre à danser à quelqu’un. · J’ai pensé que ma vie était banale · J’ai pensé que Dieu n’avait pas voulu qu’elle soit banale. · Je pense qu’il se marre un peu en me voyant (me prenant des poteaux par exemple) · Je me suis convaincu que ce que je fais en vaut la peine. Rêveur et souriant, tout ceci doit être assez léger pour que je me laisse porter par le vent afin de réaliser mes petits rêves d’enfants. (Je suis Mister Météo et j’approuve ce message plein de fraicheur). Post Scriptum : je vais dormir un moment, je vous souhaite donc un joyeux noël, une bonne année, une belle Saint Valentin, une joyeuse campagne présidentielle… D’ici là, laissez moi me faire porter, je suis déjà assez lourd. · Je n’ai jamais fait un article aussi merdique · Je suis désolé · Je vous embrasse.

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Episode 111 – Tourments sur des dix-huit juillet tumultueux

 

Un an : Barberaz, Savoie, rouge de rage, proche de l’attaque cardiaque, douche froide obligatoire

Deux ans : Gap, Hautes-Alpes, d’un banal.

Trois ans : Ile d’Oléron, anniversaire sur une glace, coupobolé et salopété (déjà salopété, vous remarquerez la beauté du terme…) (la photo)

Quatre ans : Perth, Australie (sans commentaire)

Cinq ans : En route vers la Bretagne, en voiture (avec commentaire, la gerboulade)

Six ans : Gap, Hautes-Alpes (drame de ma vie)

Sept ans : Quimper, Bretagne, l’âge de raison

Huit ans : Escalet, Cote d’Azur

Neuf ans : Mariage de X & Y, devant une salle comble, tétanisé

Dix ans : les Contamines, Haute-Savoie (la Haute-Savoie quoi…)

Onze ans : Ikéa, zone commerciale de Vitrolles, Marseille (explications à venir)

Douze ans : Saint Malo, Bretagne

Treize ans : Bandol, Cote d’Azur

Quatorze ans : Porto Vecchio, Corse

Quinze ans : Sur la méditerranée, dans un bateau, avec une angine.

Seize ans : Australie, Sydney, couronné

Dix-sept ans : Bandol, Cote d’Azur

Dix-huit ans : le Pradet, Cote d’azur et sur Fesse-bouc « Sa fé hiper longtemps jspr que tu va bi1, joyeux zanni, kiss, love, jtdr, kiss, bisous, té mon best »

Ce n’est pas pour aller à contre-courant, je vous assure mais en ce dix-huit juillet je vous confesse une chose : je n’aime pas le jour de mon anniversaire.

Parait-il que je vais l’aimer de moins en moins mais pas pour les mêmes raisons. Parait-il que la vieillesse prendra le dessus sur mes petits tracas. Petits tracas, oui, parlons-en.

J’ai déjà eu la maladresse de naitre en plein juillet : combien d’anniversaires fêtés dans des hôtels, sur la route des vacances (autrement dit dans des cuvettes remplies de gâteau mâché-recraché sur l’autoroute, baaah sale), au restaurant. Tout ceci bien souvent sur un gâteau improvisé (une glace, un petit lu (non, ils ne me l’ont jamais faite celle-là), des crêpes (si, il suffit de ne pas planter les bougies et ça passe bien)), avec des inconnus autour, une organisation de cadeaux souvent défaillante (« Prends cette enveloppe, on ira acheter le cadeau plus tard ») ou consternante (« On savait qu’un petit bateau gonflable en plastique allait te rendre fou ») … A vrai dire ce n’est pas moi qui ai commis la maladresse et vous ne pouvez imaginer cette volonté de revanche qui a grandi de jour en jour face à mes petits camarades.

Imaginez cette jalousie à l’école quand on fêtait les anniversaires des autres. J’avais chopé le mauvais filon (nouvelle expression) et je me retrouve avec la bande d’éclopés qui chialaient leur mère de ne pas avoir droit eux aussi à un gâteau confectionné avec amour par les parents d’élève (amour ? juste une question de bien se faire voir dans l’association, gagner le prix de la meilleure maman aux yeux de tous), une petite classe qui chante et enfin un petit bisou de la maitresse (électrique le bisou, on a tous eu des « maitresses EDF »). Tout ça pour ça donc.

Bon ok, j’arrête de me plaindre sur ce point ; oui, il est vrai que c’est aussi une chance de vivre son anniversaire dans des lieux différents chaque année. D’autant que débordant d’imagination et ayant créé dans mon enfance une relation de confiance avec un autre Dieu que celui que mes parents voulaient me faire découvrir : le seigneur Ikéa. Ainsi pour mon onzième anniversaire demandais-je à aller chez Ikéa après la fameuse question «Que veux tu faire le jour de ton anniversaire ?». Au placard les espadrilles et les seaux de plages et en avant les rêves chez le géant suédois dont je connaissais les prix du catalogue par cœur.

Le jour de mon anniversaire donc. Vingt-quatre heures (révolutionnaire n’est-ce pas ?). On attend impatiemment ce jour, on trépigne et bim, cinq minutes avant on revient sur l’année, on se dit merde, je n’aurais plus jamais dix-huit ans. Alors on se fait pleins de petits projets (oui, malgré le fait que chez moi le jour de l’an se produit chaque jour par des résolutions et la naissance de projets plus débiles les uns que les autres, j’ambitionne le jour de mon anniversaire de nombreuses choses : la gestion du rayon Canapé au Ikéa de Maubeuge par exemple (salut à toi, gestionnaire des canapés au Ikéa de Maubeuge qui lit ces lignes et prépare toi, assieds toi bien sur ton fauteuil, j’arrive !). Vous l’avez compris je remets donc à zéro tous mes rêves le jour de mon anniversaire. Je m’enfonce dans des idées qui n’aboutiront surement pas. Ce n’est donc pas un jour où l’on m’emmerde.

M’emmerder ? Oui, notamment par notre révolution technologique. Je m’explique : je suis fan des petites cartes d’anniversaires offertes par les grands parents, les parrains marraines (ici, je dépose un alerte enlèvement pour ces deux-là qui sont portés disparus…), les oncles et tantes et autres amis de cour d’école. Je conserve d’ailleurs une caisse avec toutes ces petites cartes.

Facebook est bien pratique et a fait office de mémoire à de nombreuses reprises pour me remémorer les dates d’anniversaires d’ « amis » dont je n’aurais en fait jamais eu l’idée de la date d’anniversaire sans le fameux outil. Mais c’est un autre point que j’aborde : le souhait d’anniversaire sur Facebook : d’une vulgarité. Ainsi, pour ce dix-neuvième anniversaire j’ai supprimé mon wall et tout ce qui s’apparentait à une date visible d’anniversaire. Je n’ai finalement reçu que les messages de la part de gens que j’aime sur mon téléphone, dans mes mails, ou dans ma boite aux lettres (enfin, depuis mon lieu de vacances j’espère que la boite au lettre a une petite récolte…) : alors oui les messages d’anniversaires furent moins nombreux mais quel plaisir d’éviter les salives d’ « amis ». Bien sûr il y a eu les retardataires, Charlotte et Antoine superbes amis d’enfance pour ne citer qu’eux, mais il n’y a eu que des gens que j’aime qui y ont pensé et je les remercie.

Cela va sans dire que dans une démarche AnneSinclairienne je conserve une liste des gens qui ont oublié le petit texto bon anniversaire et que je serai sans pitié. En réalité cela va sans dire qu’avec le peu d’anniversaires que je souhaite dans l’année, certains peuvent oublier.

Oublions tout de même cette histoire de facebook et revenons au basiques. Car un anniversaire c’est d’abord une date que je redoute, une journée que l’on se force à marquer au fer rouge, un réveil pour voir « qui a oublié ? » à la table du petit déjeuner, un gâteau sur lequel on souffle que l’on ne mange pas, des cadeaux achetés en dernière minute, des messages pourris sur Facebook, un coucher nostalgique d’une journée qui aurait pu être banale, sauf que sans le dix-huit juillet je ne se serai pas allé chez Ikéa.

Dix-neuf ans : Paris, jolie câlin sur un quai de gare, Marseille (je zappe la description du TGV pour vous éviter de détester aussi mon anniversaire), Saint Raphael. Ah j’oubliais : je file souffler mes bougies (oui on fait ça avec un jour de retard « pour que tout le monde soit là, c’est plus sympa »)

Post Scriptum : le mec qui me souhaite bon anniversaire dans les commentaires est une plaie.

Post Scriptum II : ceci n’est pas un règlement de compte avec ceux qui ne m’ont pas souhaité mon anniversaire, seulement un règlement de compte avec mon anniversaire.

Post Scriptum III : n’empêche que les cadeaux sont bienvenus (sans commentaire)

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Roux

Episode 108 – 35 Minutes où ma rousseur m’a fait dresser les cheveux sur la tête

9h18 : Etrange. Réveil un peu brusque.

9h19 : Surprenant.

9h22 : Effrayant. Mon miroir, mon beau miroir n’est pas si complaisant.

9h23 : C’est dur, mais il faut l’admettre, ils disent vrai. Le miroir parle : je suis roux, c’est à s’en arracher les cheveux. Il y avait la réflexion quand le flash était trop intense, les réflexions (les autres) des camarades de classe que confirmait la coiffeuse (moi qui croyais que c’était seulement quand je m’habillais en noir) (Aptitude folle des humains à se trouver des excuses).

9h24 : Le miroir dit toujours vrai. Faute de me faire des cheveux blancs je résume. Abricot. Carotte. Citrouille. Papaye. Orange. Melon. On est aussi bien chez le maraicher que dans mes cheveux. Saumon. Corail. Poil de chameau. Aussi. Face de chat, de chien, de renard ou d’écureuil : viens faire une balade dans la forêt automnale de mes cheveux. Un drame.

9h26 : De tout ce que l’on raconte sur les roux je n’entends rien de bon : voilà que je me sens déjà les dessous de bras pour vérifier le préjugé « Les roux puent ».

9h27 : Après une gesticulation assez ridicule vue de l’extérieur, je confirme : les roux puent. Mais est-ce l’odeur du matin ? A voir.

9h28 : Après réflexion le monde est finalement fondé sur des oppositions : pile/face, l’aorte/le cœur, le ciel/la terre, les fesses/la chaise, bémol/dièse, vin blanc/vin rouge, l’élégance/la crasse, la belle/la bête, le sage/le fou, le néant/le tout… Alors blond, brun ou roux, que faire ?

9h31 : Mais c’est blond vénitien. Oui ça l’est. L’opposition blond vénitien/roux est énorme ! Je suis blond vénitien, pas roux. Oh une tâche. Non, pas de rousseur (espérons). Ah si. Une petite tâche dans le coin de l’œil. Je suis fini. A moi le destin de second rôle de Ron Weasley et toute sa clique, la vulgarité de Mylène, l’épitaphe « A notre ami Poil de Carotte » gravé sur ma tombe…

9h33 : Je me penche par la fenêtre (oui je ne devrais pas, un roux se cache il paraît, puis après avoir pensé à ma tombe c’est peut-être une mauvaise idée, il s’en est fallu d’un cheveu) et comme un cheveu sur la soupe voilà qu’elle arrive : LA rousse passe sous ma fenêtre. Une jolie rousse, de celles que l’on remarque pour la beauté et non pour le défaut. Elle me rappelle Wendy dans les Poupées russes de Klapisch ou encore cette femme que rencontre Jean-Baptiste Grenouille  (Le Parfum, Süskind), terrible tentatrice olfactive de la rue des Marais. LA rousse, aussi fraîche que Marie-Madeleine dans la Bible se fraye son chemin au bas de la fenêtre. La femme tentatrice est rousse, la brune est maitresse ou aventurière (Monica Lewinsky et Simone de Beauvoir dans le même panier) et la blonde beaucoup plus maternelle et mariée (Deneuve l’illustre si bien dans Potiche de Ozon)

9h36 : Prendre un journal pour se détendre est la meilleure chose à faire. Kadhafi, Ali, Moubarak tous bruns comme l’ébène. C’est à croire que pour être un bon dictateur il faut être brun (Joseph, Adolf, Vladimir, Fidel, Zedong et toute la clique confirment la règle). Je peux chasser tout ce qui est brun de mon cuir chevelu. Est-ce vraiment nécessaire ?

9h37 : Admiration de Pénélope Cruz sur cette photo extraite des Etreintes Brisées d’Almodovar où la belle est passée du brun au blond. Illustration d’un article sur le pouvoir des blondes : d’un banal ! Brigitte, Marilyn, Catherine, Claire, Laurence peuvent aller se voiler (réflexion de mise pour Laurence sur TF1 face à au dictateur iranien (Brun)). Couleur des fauves, le roux est la vigueur et la force : n’est-ce pas nous (voilà que je me mets dans ce groupe appelé « les roux ») qui avons la même couleur que le feu et possédons un caractère bien trempé ?

9h40 : Le responsable s’appelle le gène MC1R (melanocortin-1 receptor) sur le chromosome 16 : il est ainsi responsable de « ma » (difficile d’admettre qu’elles sont plusieurs) tâche de rousseur et d’une peau pâle qui croit bon de rougir plutôt que noircir en été.

9h42 : Feuille d’automne (la plus belle des saisons), sucre-roux (incomparable au sucre blanc si classique), pull violet (qui se marie juste comme il faut à la coupe), stabilo orange (la base de toute trousse est de contenir un stabilo orange), vinyle d’Axelle Red (chanteuse du siècle), Prince Harry (héritier de tous les temps) : le monde nous appartient-il ? La question me taraude mais je tente de me convaincre que oui. En revanche, je n’ai plus droit à la chemise orange, qu’elle soit en tissu ou en papier (faute de gout dans la style académie).

9h43 : J’envisage de m’expatrier au Royaume-Uni, en Irlande, en Scandinavie. Je dois avoir du sang celte. Il parait qu’en Ecosse les roux représentent quinze pour cent de la population, nous, ne nous emportons pas, ils sont cinq pour cent en France.

9h45 : Après recherches, j’apprends que les roux effrayaient au moyen-âge : le roux était considéré comme loup-garou et il parait aussi que Judas était roux (représenté comme tel en tout cas). Etre roux est donc tout un art (que je ne suis toujours pas face au miroir).

9h48 : « A la renaissance les rousses sont utilisées par Botticelli comme modèles ». A la renaissance, oui. Les temps ont bien changé et le groupe « si mon enfant est roux, je le jette au congèle » est une réalité facebookienne.

9h51 : La question d’une teinture me traverse l’esprit : mais pour quelle couleur ? Il s’agit maintenant d’assumer de jouer les Obélix, Spirou, Tintin (et espérer par la même occasion que le monde se transforme en BD).

9h53 : Si ce n’est un drame, je me résous et ne compte pas « couper mes cheveux en quatre ». Alors je tente de me convaincre que le roux, c’est chic. « Tiré par les cheveux » ? pfff, si peu !

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